De la tension à l'attention

Préparer ceci pour demain, penser à payer ça, pourquoi j'ai réagi comme ça, qu'est-ce qu'ils vont penser de moi maintenant? Où j'ai mis mon cellulaire, oh non, je ne l'ai pas oublié! Ha oui il est là... 

Et toutes ces pensées s'entremèlent des émotions qui leur sont liées. Nous sommes prisonniers d'un monde qui voyage dans le temps, dans les tensions, dans les obligations, dans la dure réalité. Mais la réalité est-elle vraiment dure? 

Pour répondre à cette question, comme à toutes les questions auxquelles on veut répondre avec sincérité, et non avec le flux d'opinions que l'on a entendu toute notre vie et qui nous enchaîne dans une nouvelle opinion que l'on croit notre; nous avons besoin de déposer toutes cette énergie, ce chaos qui nous envahit. Oui, l'idée est bien belle mais comment on fait?

On passe par le corps. On peut dépenser un surplus d'énergie en courant, nageant, criant, en bougeant d'une façon ou d'une autre. Puis juste après, porter son attention sur le battement du coeur. On peut l'écouter, le ressentir dans la poitrine, peut-être même y glisser une touche d'imagination en visualisant le sang qui court partout et qui distribue de façon optimale, tout ce qu'il faut à chacune de nos cellule. On écoute son corps, où sont les tensions et à quel point l'expiration peut les détendre. On peut déposer la langue dans le fond de la bouche et l'amener dans l'immobilité. Poser notre regard vers un objet ou un point et garder le focus précis tout en élargissant l'angle de vue. Se concentrer sur la respiration et la laisser faire le travail, toujours concentrer sur le reste, parce qu'à chaque expiration on peut se détendre de plus en plus n'est-ce pas?

Le mental est occupé, le corps est écouté. Voilà que notre univers se dépose. Il n'y a plus qu'ici et maintenant. Y'a-t-il d'ailleurs déjà eu autre chose qu'ici et maintenant? Et voilà une autre question. Bien éloignée de savoir si oui ou non la réalité est comme-ci ou comme-ça. Une question qui touche notre âme, notre essence, notre univers, parce que nous sommes unis vers... Vers quoi ? Pour moi la réponse est vers le coeur. Vers le mien de mon côté. Parce que j'observe dans mes expérimentations, qu'au delà de mes croyances, de ma compréhension, nos coeurs sont déjà tous connectés et discutent entre eux, mais ça, c'est une autre histoire...

Il y avait de la tension, il y en a encore. Elle semble disparaître le temps d'une pause, une pause d'attention vers un univers qui fonctionne déjà si bien, si bien orchestré. Au delà des apparences de luttes et d'injustice, il y a une paix profonde que rien n'altère. Et plus on porte attention à cet univers, plus on y plonge. 

Amusez-vous bien, déposez-vous bien...