Lettre à cette femme

Je t'écris pour te dire que je te respecte profondément et qu'au delà de mes incapacités à te le démontrer, je le ressens. Je ne souhaite pas le dire pour le dire, mais pouvoir un jour le faire ressentir comme une vérité et non comme une nouvelle promesse qui sort d'un bouche qui sait si facilement jouer avec les mots et espérer que ce soit vrai.

J’accepte entièrement ma responsabilité dans notre histoire, qui je crois parfois n'est pas vraiment la notre. Oui j'ai joué avec des masques pour éviter des peurs, pour combler des envies de moi de toi, oui j'ai fonctionné avec des croyances qui sont de vieux schémas maintenant dépassés, oui j'ai fait souffrir, et oui j'ai souffert. Et à travers cela ressort aujourd'hui une profonde humilité qui ne sait pas encore s'exprimer librement, car comme un enfant qui naît elle est fragile et demande beaucoup de soin et d'attention. Oui cette relation existait pour satisfaire des besoins égoïstes, égocentriques, mais aussi à travers de grands élans de cœur et d'amour et l'incapacité de faire la distinction entre les deux. Et je sais que cette difficulté à distinguer les deux n'est pas terminée, et j'accepte entièrement cette situation. Je sais que le silence, le temps, et le laissez-les va se faire par lui même et je ne souhaite plus défier la vie à être déjà ce qu'elle n'est pas rendue à être. J'accepte les cycles. J'aimerais pouvoir dire ouvertement que je t'aime, mais je ne sais même pas ce que ça veut dire quand je ne le ressens pas du plus profond de moi-même. Ce que je ressens c'est simplement une grande page qui se tourne, un passé qui s'en va à l'horizon et que je laisse très volontiers partir.

J'aime le silence qui s'est installé entre nous, comme le fait d'honorer ce qui prend le temps d'être pris en soin. Il ne s'agit pas de blessures, ou de douleur, ou encore de souffrance maintenant, il ne s'agit que d'un changement de chapitre. Je suis aux balbutiements de l'expression libre de moi-même, de moi qui m'aime comme un moi Roi, divin, tendre, humble, et profondément à l'écoute. Et lorsque je serai dans la pleine compétence de laisser ce Roi s'exprimer librement, je reviendrai vers toi le cœur ouvert comme un frère. J’honore qui tu es et respecte les rythmes de la vie et de la mort.

Je t'écris cette lettre à toi comme je l'écris à toi aussi et à toi aussi car j'ai de nombreuse fois trébuché avant de trouver l'équilibre pour marcher facilement les pieds sur terre. Je m'honore d'avoir librement osé tomber. Je nous honore de nous être rencontrés et de nous être séparés. Je nous honore d'avoir fait de notre mieux pour honorer et écouter chaque maintenant comme il se proposaient. Alors je publie cette lettre librement pour que tout le monde y est accès, car j'aime profondément inspirer. Et souhaite du plus profond de mon cœur que cet élan entraîne d'autres élans qui à leur tour entraîneront d'autres élans pour laisser la magie de la vie et de l'expression de cette vie être.

 

Àdieu, à Dieu je me remets dans une immense foi que tout est juste et parfait au-delà du temps et de notre compréhension. Je m'installe confortablement dans la confiance divine qui m'amène pour l'instant au détachement.